By Kottakkalnet (Own work) [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons

La démonétisation, un an après

parCyril FOUILLET , professeur associé à l'ESSCA School of Management , Isabelle GUERIN , directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement , Jean-Michel SERVET , professeur honoraire d’études du développement à l’Institut des hautes études internationales et du développement (Suisse), membre associé à l’UMR CESSMA (université de Paris Diderot-IRD-Inalco)                                     

Articles de la revue France Forum

Les petites coupures ne peuvent rien face aux grandes blessures.

Le 8 novembre 2016, le Premier ministre indien, Narendra Modi, proclamait le remplacement des deux plus grosses coupures en circulation dans son pays (500 et 1 000 roupies, l’équivalent de 6,50 et 13 euros) par deux nouveaux billets de 1 000 et 2 000 roupies. Dans un pays où les transactions s’effectuent à 87 % en espèces (plus qu’en Russie, au Brésil ou au Mexique), cette annonce a fait frémir les 1,2 milliard d’habitants. En Inde, la moitié des adultes possèdent un compte bancaire et 15 % l’utilisent seulement pour recevoir leurs salaires, les prestations sociales, etc. Du fait du manque de préparation et de dysfonctionnements multiples, cette mesure a provoqué une pénurie de liquidités. Pendant environ trois mois, le pays a été plongé dans un chaos sans précédent.

Tandis que s’écharpent les spécialistes du Fonds monétaire international (FMI) et de la banque centrale indienne, Reserve Bank of India (RBI), afin de déterminer si la baisse du taux de croissance du PIB de 7,5 %, au troisième trimestre 2016, à 6,1 %, au premier trimestre...

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