©Guillaume Mougin

Le monde arabe en quête d'un nouveau modèle

parVitali NAOUMKINE, directeur de l'Institut d'études orientales de l'Académie des sciences de Russie

Articles de la revue France Forum

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La crise du Proche-Orient a connu de nombreuses étapes et montre de multiples visages. Elle est aussi une crise de l’identité et une crise de l’état-nation. Les analystes du Proche- Orient aiment à parler de la fin du système Sykes-Picot. Il est difficile de dire si cette période est révolue, mais il est incontestable que le monde arabe cherche un nouveau modèle. Il l’a fait au travers du printemps arabe et devrait le faire encore longtemps. Le mécontentement du peuple a été utilisé par les islamistes et il a finalement été impossible d’en finir avec les régimes dictatoriaux pour instaurer la démocratie. Nous devons également l’admettre.

La politique russe face à la crise syrienne souffre du syndrome « 19-73 », numéro de la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu sur la Libye. La Russie s’est abstenue sur cette résolution, ce qui lui a porté préjudice. étant chercheur et non diplomate, je rappellerai néanmoins que Mouammar Khadafi était accueilli à bras ouverts dans les capitales européennes. Les circonstances ont bien changé depuis et l’histoire montrera qui de la France ou de la Russie a eu raison en la matière. Même si Mouammar Khadafi était un « chien enragé » comme le décrit Henry Kissinger, il maintenait l’ordre en Libye.

La Russie est catégoriquement opposée à ce qu’un acteur extérieur...

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