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La réindustrialisation de la France par ses territoires

parGabriel COLLETIS, professeur à l’université de Toulouse 1-Capitole (LEREPS), président du Manifeste pour l’industrie

Articles de la revue France Forum

Des relations de confiance sont à renouer si l’on veut aboutir à des écosystèmes vraiment productifs.

La désindustrialisation de la France est un processus engagé depuis au moins trente ans et qui, non seulement n’a pas été considéré comme inquiétant, mais a été appréhendé comme historiquement normal dans le cadre du développement d’un pays. Nombre d’économistes ont ainsi suggéré qu’un pays se développant devait passer d’une économie agricole ou agraire à une économie industrielle, puis à une économie de services.

Depuis peu, des voix se sont élevées, plus fortes et plus nombreuses, pour affirmer qu’un pays développé ne peut le rester sans une base productive forte. Les conséquences macroéconomiques du déclin des activités industrielles sont apparues de manière encore plus visibles : chômage indirect généré par les destructions d’emplois industriels chez les fournisseurs ou sous-traitants ou encore dans les services liés à la consommation, déséquilibre de la balance commerciale résultat d’une dépendance sans cesse plus forte aux importations se substituant à la production nationale, pertes de produit intérieur brut (PIB), etc.
 

LE DÉCLIN INDUSTRIEL. Les chiffres du déclin industriel sont désormais massifs et incontestables : la contribution de l’industrie manufacturière au PIB qui était de 26 %, en 1978, n’est plus que de 10 %, en 2016 ; les effectifs dans l’industrie sont passés...

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