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Les inégalités, les origines de la crise

parJean-Noël BARROT, député

Articles de la revue France Forum

Faire reculer la pauvreté passe par de vraies solutions comme l'éducation.

« Ardente, insatiable, éternelle, invincible », ainsi Alexis de Tocqueville qualifiait- il la passion des peuples démocratiques pour l’égalité. Longtemps les sociétés occidentales ont semblé s’être engagées sur une trajectoire irréversible d’égalisation des conditions. Pendant les années d’après-guerre, elles connurent, en effet, une longue période d’augmentation générale du niveau de vie et de tassement des inégalités. Mais ces dernières se creusent de nouveau depuis les années 1980, comme le montrent les travaux de Thomas Piketty1. C’est la raison pour laquelle elles reviennent au premier plan du débat public.

Traditionnellement, la science économique se préoccupe peu des inégalités. Les économistes considèrent qu’il faut accroître la richesse commune avant de songer à la répartir. Ils distinguent la question de la production de richesse de celle de sa redistribution. Ces deux questions sont pourtant indissociables. Pauvreté et inégalités constituent, en elles-mêmes, de puissants freins à la croissance. Quand elles deviennent insoutenables, elles déclenchent des réactions en chaîne susceptibles d’appauvrir durablement les nations. L’exemple de la crise financière récente aux États-unis en est la triste illustration.


ÉTATS-UNIS : LA TRISTE ILLUSTRATION. Revenons quelques décennies... 

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