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Vingt ans d’une aventure hors du commun

parAgnès CHODZKO, architecte DPLG, chargée d’opération au Service des travaux et bâtiments français en Italie de l’ambassade de France en Italie

Articles de la revue France Forum

Et si l’avenir de l’Europe était aussi dans son histoire ?

Le service des travaux et bâtiments français en Italie (STBI), un des plus importants parmi les ambassades de France dans le monde, est chargé d’assurer la gestion du parc immobilier français situé sur le territoire italien. Composé dans sa majorité de palais et de bâtiments classés en Italie, il est soumis d’office à la loi italienne n° 1089 du 1er juin 1939, relative à la protection des ouvrages présentant un intérêt artistique ou historique.

Le STBI intervient sur une surface d’environ 48 000 m², répartie entre les trois ambassades1 présentes à Rome, les consulats généraux en Italie et les centres culturels2 . Il représente le ministère de la Défense dans la gestion des cimetières militaires français. Il intervient aussi pour le compte du ministère de la Culture qu’il représente depuis 1970 dans le cadre des travaux d’investissement réalisés sur le patrimoine monumental des Pieux établissements de la France à Rome, institution française née d’un traité international entre la France et le Saint-Siège.

Prenons l’exemple de la restauration de cinq églises françaises, effectuée en étroite collaboration avec des interlocuteurs italiens. Il s’agit d’abord de deux grands sites majeurs, l’église et les bâtiments conventuels de la Trinité-des-Monts qui surplombent la place d’Espagne du haut de la colline du Pincio et Saint-Louis-des-Français, l’église nationale des Français, située en plein cœur de Rome. Les trois autres, de taille plus réduite, mais aussi remarquables, les églises Saint-Claude et Saint-André des Francs-Comtois de Bourgogne, Saint-Nicolas-des-Lorrains et Saint-Yves-des-Bretons.
 

RÉPONDRE AUX CONTRAINTES DES ADMINISTRATIONS LOCALES. Depuis plusieurs siècles, ces joyaux témoignent de la présence française à Rome. Appartenant aux Pieux établissements de la France à Rome et à Lorette, fondation placée sous la tutelle du Vatican par le biais de l’ambassade de France auprès du Saint-Siège, ces monuments bénéficient du financement à parts égales de leur propriétaire et du ministère de la Culture alors désigné comme maître d’ouvrage.

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